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"TOP 14 : Confessions d'un Mercenaire Kiwi"
Il a été notre joueur correspondant, en binôme avec Laurent ARBO, lorsqu’il jouait à Montpellier, son dernier club. Aujourd’hui, John DANIELL est journaliste.
D’origine néo-zélandaise, ce grand gars n’a pas laissé sa langue dans sa poche et le prouve dans son premier livre : « TOP 14 : Confessions d’un Mercenaire Kiwi ».
Marie : Pourquoi avoir écrit ce livre ?
John Daniell : . Les journalistes ont parfois du mal à comprendre ce qui se passe chez les joueurs, ce qui n'est pas aidé par le fait qu'en général, le culte de la langue de bois règne et nous oblige à ne rien dire d'intéressant. Et, ayant arrêté ma carrière, j’ai eu la liberté de dire ce que je pensais, sans avoir peur que ça porte préjudice à qui que ce soit.
Après avoir écrit le livre, je me suis rendu compte que c’était une bonne façon de faire le deuil de la fin de ma carrière, de tirer un trait et de passer à autre chose, en l’occurrence le journalisme.
Ce livre est un peu comme une carte de visite. J’aurais bien aimé dire que je l’ai fait pour l’argent mais, malheureusement, ce n’est pas le cas.
M : C’est quelque chose que tu comptais dire depuis longtemps ?
J.D : Il y a peut-être un ou deux sujets que je traite dont j’aurais aimé parler avant, mais en tant que joueur c’est l’omerta ! J’espère qu’aucun joueur ne se sentira lésé. Ce seront sans doute 1 ou 2 dirigeants…
M : Avais-tu un objectif précis en écrivant ce livre ?
J.D : C’était pour expliquer un peu. Les gens ont tendance à voir le rugby simplement le samedi ou le dimanche à la télé, avec ce côté qui doit apparaître : un peu glamour. Ils ne voient pas forcément tout le travail de l’ombre, le côté besogneux, les petites blessures qui traînent, l’avant saison… et je voulais en quelque sorte lever le voile sur ce qui se passe réellement dans le rugby. En tant que joueur « non star », ça m’a donné la liberté de dire certains trucs qui, je pense, n’auraient pas pu être dits par d’autres joueurs plus sous la lumière…
M : Qu’y a-t-il derrière les deux mots « confessions » et « mercenaire » ?
J.D : Les confessions, c’est un peu lié au fait d’être mercenaire justement. Depuis le passage au professionnalisme, la culture de la fierté du maillot est un petit peu passéiste. C’est plus trop d’actualité dans le sens où on part de plus en plus d’un club à un autre. Mais il reste des mecs forcément qui sont fiers du maillot. Et moi quand je le portais, je l’explique dans le livre, quand on est dans un club, on essaye de donner le meilleur de soi parce qu’on comprend l’esprit du rugby : c’est le don de soi, le partage… qui est le plus intéressant. C’est ce qui fait qu’on aime le jeu et qu’on a eu du succès. Mais aussi, il y a la fin du contrat, on commence à regarder ailleurs… Il y a l’argent qui entre en jeu et qui fait qu’on est mercenaire quoi !
M : Et faire un autre livre, même si la question est plutôt précoce, tu l’envisages ?
J.D : J’aimerais bien, mais pas forcément sur le rugby. J’aime écrire. Après, ce sont toutes les démarches administratives, les difficultés à trouver quelqu’un qui veut bien te publier, traduire, corriger… tout ça, c’est comme les entraînements au rugby, c’est le côté beaucoup moins glamour !
Disponible en librairie, « TOP 14 : Confessions d’un Mercenaire Kiwi » est sortie le 25 octobre à l’occasion du « Salon du livre » de Brive.
Une version anglaise, « Inside French Rugby : Confessions of a Kiwi Mercenary », est également disponible sur le site www.awapress.com .